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La qualité des soins à l’hôpital

Révélations du Point sur la qualité des soins hospitaliers

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot devrait rendre public prochainement un rapport de synthèse sur les résultats nationaux de la “première campagne de généralisation d’indicateurs de qualité” menée auprès de 1314 établissements de soins de court séjour. Le Point s’est procuré (ou s’agit-il d’une fuite organisée ?) les premiers éléments de ce rapport. Et le moins que l’on puisse en dire est que certains de ces résultats sont décevants.

L’analyse porte sur 11 indicateurs étudiés en milieu hospitalier public et privé et répartis en 3 thèmes : la qualité de la tenue du dossier-patient, celle du dossier anesthésique et la prise en charge de l’infarctus après sa phase aiguë. Dans 32,6 % des établissements de soins, la tenue du dossier-patient est d’une qualité “significativement inférieure à la moyenne nationale”. 39 % des établissements se situent également dans le bas du tableau pour le dossier anesthésique. Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que des informations vitales relatives au patient ne sont peut-être pas partagées de manière optimale entre tous les acteurs de la chaîne des soins durant son séjour hospitalier. Inquiétant.

Ces indicateurs ne devraient être rendus publics, pour chaque établissement, qu’en 2010 sur le site Internet Platines du ministère de la Santé. Ils rejoindront alors ceux mis en ligne depuis 2004 sur la lutte contre les infections nosocomiales. Ne s’améliore que ce qui se mesure…

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La médecine passe à l’Iphone : que peut-on en attendre ?

Medical Calc, Epocrates Rx, Phone Aid… Ca ne vous dit certainement rien. Ce sont les noms des dernières applications médicales disponibles sur Iphone. Elles pourraient bien devenir l’outil de travail quotidien de votre médecin et un moyen d’accompagner au mieux les patients. Et, au-delà, bouleverser notre rapport au système de santé.

Les finalités de ces applications sur mobile sont multiples. Rechercher un médicament par son aspect (forme, couleur), tester les interactions médicamenteuses, retrouver un article médical, gérer ses patients, prescrire, suivre les examens de laboratoire, sauvegarder les gestes techniques réalisés, visualiser des radios ou IRM… Elles vont jusqu’à se mettre au service des urgences : on trouve une application décrivant les conduites à tenir en cas d’urgences vitales. La partie concernant les gestes de réanimation cardiovasculaire de base énumère oralement les consignes au fur et à mesure.

Comme sur le web, ces applications sollicitent tous les formats : voix, catalogue d’images, de videos, tutoriaux, liens wikipédia, quiz, logiciels de calcul… Seule limite au développement de ces applications, l’imagination. Et pour l’instant, les développeurs font montre d’une réelle vitalité. Le magasin en ligne d’Apple, l’appStore, liste près de 700 applications Iphone liées à la médecine.

Si les professionnels de la santé sont les premiers intéressés par ces développements, le grand public pourrrait y trouver rapidement des motifs d’intérêt et satisfaire son désir d’autonomisation qui va croissant en matière de santé. Cela ira de la recherche d’information (le Vidal publie déjà une grande partie de son dictionnaire sur Iphone) jusqu’à une meilleure prise en charge des maladies, notamment les maladies chroniques. Sur ce dernier point, même si les pratiques en sont encore aux balbutiements, les programmes d’éducation et d’accompagnement des patients émergent peu à peu : coaching médical, rappel de prise de médicaments, lecture “intelligente” des étiquettes…

Dans le grand mouvement réformiste actuelle de la santé, les impacts économiques et sociaux de ces nouvelles technologies mobiles ne devraient pas être négligées. Leur approche non contraignante pour les différents participants au système de santé, notamment pour les patients, produit des résultats immédiats. Elles favorisent la gestion autonome de la maladie, accompagnent le patient et permettent de mieux contrôler et anticiper les risques de complication médicale.

Voir aussi l’article : Votre médecin en ligne

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Maintien de la complémentaire collective : dernier round de l’ANI

Serait-ce enfin le dernier round de l’ANI (Accord national interprofessionnel de janvier 2008) ? Les partenaires sociaux ont précisé, lundi 18 mai, le nouveau dispositif de maintien des garanties santé et prévoyance pour les ex-salariés, auparavant couverts dans leur entreprise. C’est bien le 1er juillet que devra entrer en application l’article 14 de l’ANI qui prévoit le maintien des couvertures santé et prévoyance en cas de rupture du contrat de travail ouvrant droit à une indemnisation chômage. Quelques précisions ont été apportées par avenant au texte initial.

Le bénéfice du maintien des garanties est prévu “en cas de rupture du contrat de travail”, non consécutive à une faute lourde, “ouvrant droit à prise en charge par le régime d’assurance chômage”. La rupture du contrat de travail peut donc résulter d’un licenciement, d’une rupture conventionnelle, d’une fin de contrat à durée déterminée ou, dans certains cas, d’une démission.

La durée du maintien des garanties des couvertures santé et prévoyance est modifiée en profondeur par l’avenant du 18 mai. Le texte précise que les bénéficiaires pourront conserver les couvertures appliquées dans leur ancienne entreprise “pour des durées égales à la durée de leur dernier contrat de travail, appréciés en mois entiers”. Une durée maximale de neuf mois est fixée. La durée de Ia portabilité des droits est donc désormais directement liée à la durée du contrat de travail.

L’avenant précise que “le dispositif de portabilité entre en application à la date de cessation du contrat de travail”. Mais aucune précision n’est apportée quant à l’articulation du maintien des garanties “frais de santé” prévues par I’article 4 de Ia Ioi Evin du 31 décembre 1989 et le bénéfice de I’article 14 de l’ANI ouvrant I’accès à Ia portabilité des garanties des couvertures omplémentaires santé et prévoyance. Rappelons-le, la loi Evin met à la charge des assureurs à l’égard des anciens salariés couverts par un contrat collectif l’obligation de maintenir, sans conditions de durée, la couverture frais médicaux dans une limite tarifaire fixée à 150 % de l’ancien tarif si le salarié en fait la demande dans les 6 mois de la rupture du contrat de travail.

Les partenaires sociaux demandent donc aux pouvoirs publics d’adapter les dispositions de la loi Evin sur ce dernier point : ils souhaitent que ce délai de 6 mois puisse courir à l’issue de Ia période de maintien des garanties au titre de I’article 14 de l’ANI (dès lors bien sûr que Ia durée de ce maintien est supérieure à 6 mois).

La question du financement du maintien des garanties n’a pas véritablement été tranchée puisque le texte laisse la porte ouverte à deux types de financement. Un financement conjoint par I’employeur et I’ancien salarié, dans les proportions et dans les conditions applicables aux salariés de I’entreprise. Ou un financement  par un système de mutualisation défini par accord collectif ou, à défaut d’accord collectif, par accord référendaire ou decision unilatérale. Dans le cas de la mutualisation, le maintien pourrait être financé par une majoration tarifaire portant sur le salariés de l’entreprise.

Le salarié aura dix jours suivant la cessation de son contrat de travail pour renoncer définitivement au maintien de l’ensemble des garanties. Il devra être informé du dispositif de Ia portabilité des couvertures complémentaires santé et prévoyance par le biais de Ia notice d’information redigée par l’organisme assureur et transmise au salarié par I’employeur.

Voir aussi :

ANI, nouveau report au 1er juillet

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Alli : une pilule qui passe trop bien

A l’heure où l’on ressort nos maillots de bains, la pilule anti-obésité Alli ® débarque opportunément dans nos pharmacies. Déjà vendu sur ordonnance sous le nom commercial de Xenical ®, le principe actif de ce médicament, l’orlistat, est donc pour la première fois disponible sans prescription, mais à un dosage plus faible. Peut-on s’y fier ? Doit-on prévenir ou guérir l’obésité ?

A la première question, je laisserai répondre les professionnels de la sécurité sanitaire. Certes, Alli ® a obtenu une AMM (autorisation de mise sur le marché) européenne en janvier 2009. Le médicament est indiqué, en association à un régime modérément hypocalorique et pauvre en graisses, dans le traitement du surpoids chez l’adulte. Mais l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) met en garde contre les effets indésirables de son principe actif : il limite l’absorption de graisses alimentaires dans l’intestin ; sans s’attarder sur les détails, les graisses sont alors éliminées dans les selles ce qui peut exposer le patient à un risque d’effets digestifs nettement indésirables . Voir les recommandations de l’Afssaps.

Doit-on prévenir ou guérir l’obésité ? Cette question a déjà été évoquée dans ces lignes. La réponse est en deux temps. L’approche curative s’impose certainement pour ceux qui sont déjà touchés par le fléau et dont tout indique qu’ils ne pourront pas s’en sortir par la simple volonté. Mais un traitement médicamenteux de l’obésité ou du surpoids ne doit être envisagé qu’en cas de réponse insatisfaisante aux mesures sur l’alimentation, l’activité physique et les habitudes comportementales. Pourquoi s’obstiner à vouloir guérir à coups de milliards ce que l’on peut éviter sans efforts démesurés ? Oui donc aux avancées médicales, mais certainement pas au détriment d’une véritable prévention.

Le surpoids et l’obésité en France :

La dernière enquête nationale ObEpi 2006 estimait à 20 millions les français en situation de surpoids, dont 6 millions d’obèses. En 9 ans, la population française a grossi en moyenne de 2,1 kg et son ventre s’est arrondi de 3,4 cm. Ce qui fait craindre des conséquences à la fois sanitaire et sociale d’importance : on devient obèse de plus en plus tôt, les premiers cas de diabète atypique de l’enfant sont d’ailleurs apparus en France dès 1999 ; le coût pour les régimes sociaux de cette valse des tours de taille est encore mal connu mais il sera probablement gigantesque.

Voir l’intégralité des résultats de l’enquête ObEpi 2006 (pdf - 5 Mo)

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