145 000 hospitalisations liées aux médicaments
Une nouvelle étude française révèle que le taux d’hospitalisations pour complications liées à un médicament reste très élevé.
Cette étude – EMIR pour Effets indésirables des médicaments, incidences et risques -, rendue publique ce jeudi par l’Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), vient de montrer que, contrairement à ce que l’on aurait pu croire, le pourcentage en France d’hospitalisations consécutives à une complication médicamenteuse n’a pas diminué. Au total, 3,6 % des hospitalisations en France seraient la conséquence directe d’un accident lié à un produit de santé. Il y a dix ans, en 2008, une enquête similaire avait mis en évidence un taux d’hospitalisation de l’ordre de 3,1 %.
Sur 167 médicaments mis en cause, les anticoagulants sont les molécules le plus souvent associées à ce type de problème (12% des cas d’hospitalisation) - par le biais d’hémorragies. Viennent ensuite les diurétiques et les anticancéreux.
Si 70 % de ces hospitalisations concernent des effets indésirables proprement dits, 30 % sont consécutives à des interactions médicamenteuses malencontreuses, notamment entre antalgiques et antibiotiques. Les troubles en cause sont des atteintes vasculaires (en particulier des hémorragies), des troubles neurologiques, des problèmes gastro-intestinaux. Selon les enquêteurs qui ont réévalué chaque cas, la moitié des effets indésirables paraissent évitables, une partie provenant d’erreurs, de professionnels ou de patients.



