Hôpital public : Sarkozy s’attaque au taux de mortalité

19 septembre 2008 - Frederic Burel

Les indicateurs de mortalité et de morbidité des établissements de soins devront désormais être déclarés. L’Élysée a assuré jeudi « ne pas vouloir mettre en place un classement des meilleurs hôpitaux, mais plutôt pointer du doigt les plus mauvais résultats ». Si le président ouvre ce chantier, estime-t-on à l’Élysée, le ministère de la Santé devra développer des outils méthodologiques très élaborés, notamment avec des indices de technicité, d’activité et de notoriété, afin que ce classement tienne compte des différences de recrutement des patients. Les médecins et les chirurgiens traînent en général des pieds pour communiquer ces informations.

En France, il n’est pas encore fait obligation aux chirurgiens de donner des indicateurs de résultats, comme la mortalité postopératoire. Les établissements sont seulement obligés de rendre publiques les données sur les infections nosocomiales. Jusqu’à présent, seules deux professions – les anesthésistes et les obstétriciens – ont décidé de communiquer leurs chiffres et ce de manière volontaire. Résultat, elles ont toutes les deux diminué la mortalité dans des proportions considérables.

Autre avancée récente en la matière : la Haute Autorité de santé (HAS) n’accordera de certification pour l’exercice médical aux chirurgiens qu’à condition qu’ils donnent accès à leurs résultats de mortalité postopératoire.